Nouveau rapport du GIEC

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Pour contenir le réchauffement climatique à +1.5°C et non +2°C, les transformations devront être " rapides " et " globales ".

Le groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), composé d’experts internationaux sur le sujet, vient de publier un rapport (Cliquez pour consulter le rapport) mettant en exergue les nombreux impacts du réchauffement climatique. A travers ce rapport, le GIEC recommande de contenir le réchauffement climatique à +1.5°C et non +2°C afin de limiter les conséquences. Selon le groupe d’experts, les transformations devront être  » rapides  » et  » globales «  pour atteindre cet objectif.

La température mondiale a déjà augmenté de 1°C depuis la révolution industrielle et selon les scénarios étudiés, la hausse de la température pourrait atteindre +1.5°C entre 2030 et 2052.

Quelques points à retenir de ce rapport :

  • À 1,5°C, l’Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle. À 2°C, ce sera un été par décennie.
  • Le niveau des mers, dans un scénario à +1,5°C, aura gagné 26 à 77 centimètres d’ici 2100. À +2°C ce serait 10 cm de plus, ce qui représente jusqu’à 10 millions de personnes supplémentaires affectées.
  • Avec un réchauffement limité à 1,5°C, 6 % des insectes, 8 % des plantes et 4 % des vertébrés vont perdre la moitié de leur habitat. À +2°C, cela concernerait 18% d’insectes, 16% des plantes et 8% des vertébrés. À +1°C, 4 % des écosystèmes seront modifiés et à +2°C ce sera 13 %. Par exemple, le corail déclinera d’au moins 70% avec une trajectoire à 1,5°C, mais il disparaîtrait complètement si le réchauffement augmente davantage.
  • Pour rester à 1,5°C, les émissions de CO2 devront chuter drastiquement de 45% d’ici 2030. La part des énergies renouvelables devra passer de 20% aujourd’hui à 70% en 2050, dans la production électrique. La part du charbon (environ 40 % aujourd’hui) devra être réduite à moins de 2% de la production d’électricité en 2050. L’industrie devra réduire ses émissions de CO2 de 75-90 % d’ici 2050 par rapport à 2010 et les transports bas carbone devront représenter 35-65% du trafic en 2050 contre moins de 5% en 2020.

Plusieurs conclusions ont été faites suite à ce rapport. Les engagements des pays à réduire leurs émissions doivent s’accélérer dès maintenant et il sera nécessaire d’investir 2,5% du PIB mondial entre 2016 et 2035 afin de transformer les systèmes énergétiques.