Facteurs financiers : une situation relativement robuste

01/07/2019

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Par Maryse Pogodzinski, Economiste, et Patrick Goux, Analyste Banque chez Groupama Asset Management.

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[Maryse Pogodzinski]
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[Patrick Goux]
 

Dans un contexte économique d’expansion, les conditions de crédits, offre et demande, restent favorables. L’analyse des données de la dernière enquête de la Banque de France confirme ce tableau satisfaisant. L’endettement des ménages a augmenté mais il reste sur des niveaux jugés très raisonnables, légèrement en-dessous de 60% du PIB, tandis que l’endettement des entreprises a cru à presque 128% du PIB. La hausse de l’endettement des entreprises résulterait de l’investissement, fusions & acquisitions et augmentation des réserves en cash.

 

Les fondamentaux du secteur bancaire se sont améliorés

Le modèle des banques françaises repose sur des franchises fortes et bien diversifiées, par type d’activité et par zone géographique. Les fondamentaux du secteur se sont considérablement renforcés au cours des dix dernières années : les banques ont désormais nettement plus de capital et de réserves de liquidité, le poids de leurs actifs douteux a considérablement baissé et les banques ont réduit le poids de leurs actifs de trading les plus risqués.

Dans ce contexte, le seul bémol tient à une rentabilité financière encore un peu limitée, compte tenu d’exigences en capital accrues post crise, tout particulièrement en BFI, et du très bas niveau des taux. Et les points de vigilance sont liés au poids des expositions sur l’Italie, sur l’immobilier et sur un secteur privé non financier en France, dont l’endettement a nettement augmenté au cours du temps (désormais à 133% du PIB au Q3 2018 selon le Haut Comité de Stabilité Financière).

Enfin, dans un contexte de transition numérique, les banques poursuivent leurs efforts de digitalisation, avec un poids notable de leurs investissements IT et humains.

 

Position extérieure et flux de capitaux

La position extérieure nette constitue un indicateur du tableau de bord sur le mécanisme d’alerte de la Commission européenne. A 20%, la France reste confortablement en-dessous du seuil d’alerte de 35%.
La dette nette de la France vis-à-vis des non-résidents reste donc assez limitée.

Au niveau de la composition, la position des investissements de portefeuille demeure la plus débitrice (environ 15% du PIB). La position des investissements directs reste créditrice.

 

Les déficits budgétaires continus creusent la position extérieure de la France, un peu moins de 60% de la dette publique française étant détenue par des non-résidents. En revanche, les autres acteurs économiques sont, hormis les banques, préteurs nets au reste du monde. Les flux de capitaux français étaient faiblement positifs avant la crise. Lorsque les investisseurs ont commencé à s’inquiéter de la soutenabilité de la dette des pays périphériques, la France a bénéficié d’entrées massives de capitaux via les investissements de portefeuille (achat de la dette publique française). Cette tendance est à nouveau à l’œuvre.

 

Répartition du crédit bancaire par secteur, en % du PIB

Position extérieure : - 461 milliards d'euros fin 2017 (- 20.1 % du PIB)

Décomposition des flux de capitaux (mds EUR, somme sur trois mois glissants, chiffre positif = entrée de capitaux)

 

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