En synthèse : l’impact sur la croissance s’accentue à mesure que le prix du pétrole augmente. Tout dépend de la durée du conflit, pour évaluer si la conséquence sera temporaire ou durable.
2 Point de pourcentage : évolution du taux. A titre d’exemple, une évolution de +0,25 point de pourcentage signifie que le taux passe de 2,69% à 2,89%
Point marchés du lundi 9 mars 2026 :
Les marchés réagissent davantage à mesure que le prix du Baril monte.
- Le prix du baril Brent dépasse désormais les 100$.2
- Les marchés d’actions poursuivent leur baisse : -3,8% pour les actions européennes (Eurostoxx 50), -4,3% pour les actions françaises3 depuis le début de l’année. Les actions américaines résistent mieux, la performance 2026 arrêtée au vendredi 6 mars était de -1,54% (S&P500) en Dollar, et neutre en Euro4.
- Les taux continuent d’augmenter. Les taux 10 ans américain et allemand progressent de +0,24 et +0,25 point. Le taux 10 ans français se tend davantage avec +0,36 point.2
Marchés de Taux et Crédit
Les obligations souveraines continuent de se tendre. Nous observons un aplatissement des courbes de taux : les obligations aux maturités courtes sont davantage impactées par les conséquences de la hausse du prix du pétrole que les obligations aux maturités longues. Les taux courts sont ainsi plus montés que les taux longs, notamment en Allemagne où le taux à 1 an a progressé de + 0,30 point (passant de 1,95 à 2,25%) contre +0,25 point sur le taux 10 ans2.
Les primes de risque sur les Etats périphériques continuent de s’écarter davantage que les obligations des Etats coeur.
Au niveau des obligations d’entreprise, nous continuons de monitorer attentivement les flux. A l’opposé des réactions habituelles en cas de stress de marché, les obligations subordonnées, considérées comme risquées, continuent d’attirer les investisseurs. Il faudra être attentif en cas de retournement de tendance.
Les obligations Hybrides d’entreprise résistent très bien, avec des primes de risques proches des plus bas depuis le début de l’année.
Comme sur le marché des actions, nous observons une rotation dans le secteur technologique avec les logiciels qui se sont bien repris en relatif après un début d’année poussif, à l’inverse des semi-conducteurs qui patinent désormais.
Marché d’Actions
Les marchés d’actions réagissent davantage. Le VIX, indice de volatilité des marchés d’actions a bondi entre le 6 et le 9 mars passant de 29 à 34 points2. Nous sommes cependant encore loin des points atteints lors du « Liberation Day » (annonce de hausse de droits de douane par D. Trump), l’indice avait dépassé les 50 points.
Aux Etats-Unis, les secteurs qui s’en sortent le mieux depuis le début de l’intervention sont l’énergie (seul secteur positif), les technologies de l’information et la consommation discrétionnaire. Les matériaux, la consommation de base et la santé sont en bas de classement.
En Europe, bien que l’ensemble des secteurs affichent désormais des performances négatives, les services financiers limitent la baisse, suivis de l’énergie et des télécommunications. Les matières premières, l’immobilier et le secteur automobile ferment la marche.
Les secteurs qui s’en sortent le mieux dans ce contexte mouvementé demeurent l’énergie, les télécommunications et les services aux collectivités. A l’inverse, les matériaux et la consommation courante subissent. A noter que le secteur de la technologie au global tient correctement.
3 Source : Bloomberg, 09/03/2026 à 10h30
4 Source : Bloomberg, 06/03/2026